Camfil Farr a développé depuis de nombreuses années des partenariats avec des fabricants d'enceinte de biosécurité (PSM) et à flux laminaire leaders sur leurs marchés. Nous connaissons parfaitement les exigences techniques de cette industrie, dont le filtre HEPA de choix est le MEGALAM.
MEGALAM
Notre filtre MEGALAM permet aux fabricants d'équipement de maximiser le flux d'air, de réduire la perte de charge, et de réduire ainsi les coûts en énergie importants selon la hauteur de plissage des filtres sélectionnés.
Lorsqu'un flux d'air unidirectionnel est un impératif :
Les enceintes de sécurité sont connues pour leurs exigences élevées en termes de laminarité. Certains de nos clients fabricants d'équipements requièrent un débit de seulement 0,45 m/s ± 10 %. L'emploi de notre technologie de plissage CMS (Controlled Media Spacing) et du 'laminateur' en option lors de la production nous permet de répondre aisément à ces exigences strictes.
Une gamme complète de filtres HEPA
Les filtres MEGALAM sont fabriqués en trois profondeurs standard : 45, 68 et 90 mm. Tous les filtres fournis sont conformes à l'EN 1822. Ils sont testés individuellement et font l'objet d'une traçabilité complète afin de délivrer en permanence l'air le plus propre avec la meilleure rentabilité dans les environnements les plus exigeants.
Normes relatives aux laboratoires :
1. Norme relative aux enceintes de sécurité EN 12469Les trois classes d’enceintes de sécurité sont les suivantes :
* Classe I : enceinte de sécurité partiellement ouverte sur le devant par laquelle l’opérateur peut réaliser des manipulations dans l’enceinte et construite de manière à protéger l’opérateur ; la fuite de particules contaminées en suspension dans l’air générées dans l’enceinte est contrôlée à l’aide d’un flux d’air entrant par l’ouverture pratiquée sur le devant et de la filtration de l’air rejeté.
* Classe II : enceinte de sécurité partiellement ouverte sur le devant par laquelle l’opérateur peut réaliser des manipulations dans l’enceinte et construite de manière à protéger l’opérateur ; le risque de contamination croisée et de contamination du produit est faible et la fuite de particules contaminées en suspension dans l’air générées dans l’enceinte est contrôlée à l’aide d’un flux d’air interne filtré et de la filtration de l’air rejeté. Remarque : pour cela, on utilise habituellement un flux d’air laminaire unidirectionnel vers le bas à l’intérieur de l’enceinte et un rideau d’air pour l’ouverture sur le devant.
* Classe III : Enceinte de sécurité dans laquelle la zone de travail est complètement fermée ; l’opérateur est séparé de cette zone par une barrière physique (c’est-à-dire des gants attachés à l’enceinte). L’enceinte est continuellement alimentée en air filtré et l’air d’évacuation est traité afin d’empêcher la libération de micro-organismes.
2. Manuel de sécurité biologique en laboratoire de l’OMS
Conçu pour prévenir toute exposition à des micro-organismes dangereux, ce document définit des niveaux de risque de 1 à 4, le niveau 1 correspondant au minimum et le niveau 4 au maximum. Les niveaux 1 et 2 ne sont pas pris en compte dans les laboratoires de confinement, alors que les niveaux 3 et 4 le sont. La partie Code de bonnes pratiques traite de l’accès, de la protection des personnes, des procédures, des zones de travail et de la gestion de la biosécurité. La partie Conception et aménagement du laboratoire traite des différents aspects de la conception. La partie Appareils et équipements de laboratoire traite des équipements de biosécurité essentiels. La partie Surveillance médico-sanitaire traite du suivi des employés manipulant des micro-organismes de différents niveaux de risque. De plus, sont traités les domaines concernant la Formation, le Traitement des déchets et la Sécurité chimique, électrique, incendie et radioprotection.
Extraits du manuel :
Le laboratoire de confinement – sécurité biologique niveau 3, est conçu et prévu pour les travaux faisant intervenir des micro-organismes du groupe de risque 3 et des volumes importants ou de fortes concentrations de micro-organismes du groupe de risque 2 dont la manipulation risque davantage de provoquer la diffusion d’aérosols. Le degré de confinement qu’implique le niveau de sécurité 3 exige le renforcement des programmes de travail et de sécurité par rapport à ceux des laboratoires de base – sécurité biologique niveaux 1 et 2. (1)
- Le système de ventilation doit être construit de manière à ce que l’air qui sort du laboratoire de confinement – sécurité biologique niveau 3, ne soit pas recycler dans d’autres zones du bâtiment. L’air peut être filtré au moyen d’un filtre à particules de haute efficacité (HEPA), reconditionné et recyclé à l’intérieur de ce laboratoire. L’air évacué du laboratoire (autre que celui qui sort des enceintes de sécurité biologique) sera rejeté directement à l’extérieur du bâtiment, de façon à être dispersé loin des bâtiments occupés et des prises d’air. On pourra évacuer cet air en le faisant passer au préalable à travers des filtres HEPA haute efficacité. (1)
- Les enceintes de sécurité biologique doivent être situées hors des zones de passage et des courants d’air entre les portes et les systèmes de ventilation (cf. Chapitre 7). (1)
- L’air qui sort des enceintes de sécurité de classe I et II (cf. Chapitre 7), après passage au travers des filtres HEPA, doit être évacué sans perturber le flux d’air, ni dans l’enceinte, ni dans le système d’aération du bâtiment. Les filtres HEPA doivent tous être installés de manière à permettre la décontamination gazeuse ou les essais de fonctionnement. (1)
Le laboratoire de confinement à haute sécurité – sécurité biologique niveau 4, est conçu pour les travaux sur les micro-organismes du groupe de risque 4. Avant de construire et de mettre en service un tel laboratoire, il convient d’ouvrir des consultations approfondies avec des institutions ayant l’expérience du fonctionnement de ce genre d’installation. Les laboratoires de confinement à haute sécurité opérationnels – sécurité biologique niveau 4 doivent être placés sous le contrôle des autorités sanitaires compétences, nationales ou autres. (1)
Régulation de la ventilation.
Les locaux doivent être maintenus en dépression. L’air doit être filtré au moyen de filtres HEPA tant à l’admission qu’à l’évacuation. Un laboratoire avec enceintes biologiques de sécurité classe III et un laboratoire pour travaux en combinaison pressurisée sont dotés de systèmes de ventilation sensiblement différents :
- Laboratoire avec enceintes de classe III . L’air destiné aux enceintes de sécurité biologique classe III peut être prélevé dans la salle à travers un filtre HEPA monté sur l’enceinte ou bien amené directement par le système de ventilation. Avant d’être évacué à l’extérieur, l’air des enceintes de sécurité biologique classe III doit passer à travers deux filtres HEPA. L’enceinte doit toujours être en dépression par rapport à la salle. Il est nécessaire que ce laboratoire dispose d’un système spécial de ventilation sans recyclage.
- Laboratoire pour travaux en combinaison pressurisée. Ce laboratoire doit posséder un système spécial de ventilation et l’évacuation de l’air vicié. L’alimentation et l’évacuation sont réglées de manière que le flux d’air qui circule dans la zone où sont portées les combinaisons de protection soit dirigé de la zone de moindre danger vers la ou les zones de risque maximal. Il faut que les ventilateurs d’extraction soient en surnombre de façon que l’installation reste constamment en dépression. Les différences de pression dans le laboratoire lui-même et entre le laboratoire et les locaux contigus, doivent être surveillées en permanence. Ce doit également être le cas de l’air qui circule dans les circuits d’alimentation et d’évacuation du système de ventilation et un dispositif de régulation approprié doit être installé pour éviter toute surpression à l’intérieur du laboratoire. L’air distribué dans la zone où sont portées les combinaisons de protection, la douche de décontamination et les sas ou chambres de décontamination doit passer à travers un filtre HEPA. L’air qui est évacué du laboratoire doit passer à travers deux filtres HEPA successifs avant d’être rejeté à l’extérieur. Une autre possibilité consiste, après cette double filtration, à recycler l’air évacué, mais uniquement à l’intérieur du laboratoire. L’air évacué d’un laboratoire de confinement – sécurité biologique niveau 4, ne doit en aucun cas être recyclé vers d’autres locaux. La plus grande prudence est de rigueur si l’on a opté pour un recyclage de l’air dans un laboratoire où le port de combinaisons pressurisées est imposé. Il convient de prendre en considération la nature des recherches effectuées, l’appareillage, les équipements, les produits chimiques et autres substances ainsi que les espèces animales utilisées pour ces recherches. (1)
Tous les filtres HEPA doivent être contrôlés et certifiés une fois par an. Leurs gaines sont conçues pour permettre de décontaminer le filtre in situ avant de l’enlever. On peut aussi enlever le filtre en le plaçant dans un conteneur scellé étanche aux gaz en vue de sa décontamination ultérieure ou de sa destruction par incinération. (1)
(1) Manuel de sécurité biologique en laboratoire, Organisation Mondiale de la Santé, 2003 Laboratory Biosafety Manual


