SRAS et application de filtration de l’air
On pense que le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) se propage par des gouttelettes en suspension, projetées lorsqu’une personne parle, tousse ou éternue. Il est également possible de contracter le virus par contact avec des sécrétions corporelles provenant généralement des yeux, du nez ou de la bouche. L’infection par gouttelettes est la plus probable à moins d’1 m des patients infectés. A noter également que, contrairement à la plupart des virus qui ne peuvent survivre à l’air libre pendant de longues périodes, on a observé que le SRAS peut survivre 24 heures sur des surfaces non stériles. Actuellement, les pratiques standard de contrôle des infections sont recommandées dans les zones de traitement des patients soupçonnés d’être infectés ou vraisemblablement infectés par le SRAS.
L’environnement doit être contrôlé grâce à des méthodologies éprouvées pour réduire la probabilité d’exposition. Les moyens de contrôle incluent la protection respiratoire individuelle, la capture directe de la source à l’aide d’une ventilation aspirante locale, le contrôle de la direction du flux d’air pour empêcher la contamination croisée, la dilution et l’évacuation de l’air contaminé via la ventilation générale, le nettoyage de l’air par filtration et l’irradiation germicide par ultraviolets.
Les informations présentées incluent les recommandations de l’American Society of Heating, Refrigerating, and Air Conditioning Engineers (ASHRAE) et du United States Department of Health & Human Services (DHHS). A noter que certaines de ces directives figurent aussi dans le document des Centers for Disease Control « Guidelines for the Control of Mycobacterium Tuberculosis », alors que le bacille de Koch est une bactérie dont la taille se mesure en microns. Le coronavirus associé au SRAS est un virus et sa taille s’exprime en nucléotides (inférieures au micron).
Ces recommandations coïncident avec les précautions édictées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les CDC pour le contrôle environnemental du SRAS.
Les zones critiques de contrôle environnemental incluent les admissions, les salles d’attente, les zones de soins, les chambres des patients, les zones de soins annexes et les services d’isolement. Le graphique suivant indique les recommandations concernant les zones spécifiques d’un hôpital.

Le facteur le plus important pour le contrôle des maladies infectieuses est l’isolement du patient. La salle d’isolement doit être sous dépression pour empêcher la transmission de gouttelettes de liquide infectieux à d’autres zones (la dépression est définie par une vitesse d’entrée de 0,249 Pa ou 30,48 m/min). Cette zone doit aussi comprendre un système de ventilation qui réduit les gouttelettes de liquide infectieux (porteurs de virus résultant de la toux ou des éternuements) projetées par les patients à l’intérieur de la pièce. En outre, nous devons suivre les procédures telles qu’elles sont définies par les autorités compétentes (locales, nationales, CDC, ASHRAE), la ventilation de l’air doit être conforme aux directives de l’EPA définissant « l’air propre » et le taux minimal absolu de renouvellement de l’air égal à 6 par heure doit être respecté (toutefois un changement de 12 fois par heure est préférable).
Il convient de noter qu’une dépression ne peut être maintenue qui si l’accès est contrôlé (porte close). Les portes ne doivent être ouvertes que pour laisser entrer et sortir le personnel soignant et refermées immédiatement après.
Lors de l’évacuation de l’air de la salle d’isolement, nous devons respecter les critères d’évacuation tels qu’ils sont définis au chapitre 14 du Fundamentals Handbook de l’ASHRAE ou dans l’Industrial Ventilation Manual de l’ACGIH (jamais à moins de 9 mètres des zones habitées). L’air ne doit pas être évacué à proximité des trottoirs, ni près de fenêtre ou d’ouvertures qui permettraient aux contaminants d’entrer à nouveau.
Si les salles d’isolement ne peuvent pas être évacuées à 100 %, il convient d’utiliser des filtres HEPA dans les conduits débouchant sur la ventilation générale (air recyclé), les conduits pour le recyclage de l’air d’une seule pièce, les conduits d’évacuation des cabines et des enceintes ou les conduits d’évacuation pour éviter que les gouttelettes de liquide infectieux ne soient relâchées dans d’autres zones du bâtiment ou d’autres habitations.
Il est important de préciser qu’un filtre HEPA est testé et certifié au regard des critères de performance HEPA (procédure définie par l’Institute of Environmental Sciences & Technology (IEST)). Le terme HEPA est utilisé abusivement dans l’industrie de la filtration de l’air. Pour les applications critiques définies ici, il convient d’exiger un certificat pour chaque filtre. C’est une pratique courante dans le domaine lorsqu’il s’agit d’applications critiques. Ces documents sont transmis sans frais supplémentaires s’ils sont demandés au moment où le filtre est commandé. Pour la protection de vos locaux, ces certificats doivent être archivés pour prouver la conformité aux normes les plus récentes de soins ou de pratiques recommandées.
La filtration de l’air joue un rôle important dans le contrôle des gouttelettes aéroportées de liquide infectieux. Un filtre MERV 14 évalué selon l’ASHRAE Filter Testing Standard 52.2 sera efficace à plus de 95 % pour les éliminer dans la mesure où l’air passe à travers le filtre.
Dans les situations critiques, le rythme de renouvellement de l’air doit être augmenté jusqu’à la capacité maximum du système HVAC opérant sur la zone. Les systèmes variables de volume d’air doivent être modifiés pour fonctionner à plein régime et le ventilateur de tous les systèmes doit toujours être marche plutôt qu’en mode cyclique basé sur la température. Attention : si un filtre à air peut éliminer 90 % des particules de 1 micron dans un délai de 23 minutes, le même filtre n’a plus besoin que de 9 minutes si le taux de renouvellement de l’air est augmenté à 15.

L’exposition et la probabilité de contracter une maladie sont liées au volume de contaminants auxquels l’individu est exposé. Réduire ce volume signifie réduire le risque d’infection pour l’individu. Les filtres à air et le renouvellement de l’air sont les éléments cruciaux de cette équation.
Camfil Farr peut fournir un exemplaire des "CDC Guidelines for the Control of Mycobacterium Tuberculosis" (document de référence pour les situations de maladies infectieuses) et quelques-unes des publications les plus récentes concernant le SRAS. Tous les documents sont au format PDF et compressés dans un fichier zip. Envoyez votre nom, votre affiliation et votre adresse e-mail à: literature@camfilfarr.com pour obtenir une copie électronique. Cliquez ici pour envoyer une demande.
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lien important concernant le SRAS :
Hospital Infection Control Guidance for Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS), Organisation Mondiale de la Santé,
http://www.who.int/csr/sars/infectioncontrol/fr/


